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Poèmes et rêveries - Frédéric Marcou



Titre : Poèmes et Rêveries

Auteur : Frédéric Marcou

Autoédition

Année de parution : 2012. 1er avril.



Mille excuses...


 ... si tant est qu'on puisse lire correctement un recueil de poèmes sachant qu'on a manqué à sa parole et qu'on frémit des 553 jours de retard qui se sont accumulés sur Simplement Pro. Tous mes points de confiance y sont restés. Qu'à cela ne tienne ! C'est qu'il me reste tout de même un fond de culpabilité au moment d'écrire enfin cette chronique.

Et que m'a-t-il pris de céder à la gourmandise de poésie alors que je connais mes goûts académiques ? Moi qui apprécie le classique et le baroque, l'alexandrin, les rimes riches et les figures de style, me voici face à un poète qui n'en écrit mais. Comment m'y prendre alors ? Dire tout simplement que je n'aime pas. Ce serait un peu court me semble-t-il et réducteur aussi.

Vers céruse ou anacruse ?

 C'est le moment de parler poésie en distinguant la subjectivité et l'individuel. Et pourtant, il est bien difficile de définir cette élévation qui survient à la lecture de certains poèmes et non pas ailleurs. Le sujet lui-même n'y est pour rien : amour, trstesse, vie ou mort ne contiennent pas de facto la poésie. Elle serait alors dans le choix des mots, dans le maniement d'une plume, qui pour être simple n'en est pas pour autant banale ou triviale. Un message inspiré anime le poète qui transmet un souffle - l'anima - la vie à ses lecteurs. La forme du vers libre ou régulier, rimé ou non, n'est pas en cause. La prose même est poétique parfois, quand les lettres résonnent à l'unisson de la forme et du sens. Le poète est alors relié au génie de la langue plutôt qu'attaché à ses propres limites.

En somme, l'expression de soi est le premier pas peut-être vers la poésie ; la recherche du mot juste est le second. Au troisième pas, le regard s'élève vers le lecteur idéal, consentant à abandonner ce que l'on vient de gagner : c'est la modestie de l'auteur qui le porte.

Sans came-cruse !

Le recueil de Frédéric Marcou m'a laissée de glace, de côté, comme si des amis s'y rencontraient sans que je sois invitée. L'éloge et l'attente font l'objet de plusieurs textes qui sont des conversations personnelles vers les femmes que le narrateur admire. Je ne m'y retrouve pas vraiment. Ces vers ne m'ont pas séduite, ni émue, ni emportée. Serais-je déjà trop loin de la simplicité des choses ? J'aurais voulu y trouver des détails significatifs, des objets symboliques, des clins d’œil à ma propre vie... J'aurais voulu entendre une voix qui vient du cœur et je n'y vois que de l'écume de paroles trop vite envolées.

Que lire ensuite ?


En me connectant sur la page de Simplement Pro, j'ai choisi un essai pour changer, publié chez Publishroom avec un envoi postal. il faut dire que les livres en papier ont un supplément de charme (et non pas forcément d'âme ;-) )  Le quatrième Royaume par Daniel Rigaud propose me semble-t-il une autre vision du monde. D'ailleurs, Conjecture4point0 le blog de l'auteur me laisse perplexe. Je m'attends donc à un dépaysement philosophique qui ne peut me faire que du bien, moi qui ait du mal à passer cet hiver. Au pire, ce sera trop compliqué pour moi et je ne me gênerai pas pour citer Boileau car ce qui se conçoit bien s'énonce clairement.


Poèmes et rêveries - Frédéric Marcou


Pour l'avoir à soi : Atramenta 


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